Publicité
Le Mercredi 16 septembre 2026
Immobilier au Québec : où en est le marché à l’automne 2026?
publié par Vendre.ca
Après plusieurs années mouvementées, le marché immobilier québécois entre dans l’automne 2026 avec un portrait différent : les acheteurs disposent de plus de choix, les ventes ralentissent dans plusieurs régions et le marché tend progressivement à se rééquilibrer. Les prix, toutefois, demeurent élevés.
Alors, où en est réellement le marché immobilier au Québec et à quoi doivent s’attendre acheteurs, vendeurs et investisseurs cet automne?
Un ralentissement des ventes à l’échelle du Québec
Les plus récentes données du Registre foncier du Québec montrent un ralentissement assez marqué de l’activité.
En août 2026, 12 266 ventes ont été enregistrées dans l’ensemble de la province, comparativement à 13 928 en août 2025. Il s’agit d’une diminution de 11,9 % en un an.
Le ralentissement touche plusieurs régions. Montréal a notamment enregistré une baisse de 16,1 % du nombre de ventes, Laval de 18,3 %, Lanaudière de 16,5 % et la Montérégie de 11,4 %. Les Laurentides ont mieux résisté, avec un recul plus limité de 5,4 %.
Cette baisse ne signifie toutefois pas que le marché immobilier est à l’arrêt. Les données du deuxième trimestre indiquaient encore un niveau de transactions légèrement supérieur à la moyenne des dix dernières années.
Davantage de propriétés sont disponibles
L’un des changements importants de 2026 concerne l’offre.
Au deuxième trimestre, le nombre d’inscriptions résidentielles en vigueur au Québec avait progressé de 14 % par rapport à la même période de 2025, pour atteindre 41 466 propriétés.
Cette augmentation contribue à modifier progressivement le rapport de force entre vendeurs et acheteurs.
Pour les acheteurs, davantage d’inventaire signifie généralement plus de choix et moins de pression pour prendre une décision rapidement. Selon le secteur et le type de propriété, ils peuvent également disposer d’une meilleure marge de négociation qu’au cours des années où l’inventaire était extrêmement limité.
Pour les vendeurs, cette nouvelle réalité signifie qu’il devient encore plus important d’établir un prix cohérent avec le marché local et de bien présenter la propriété.
Montréal : le marché continue de se rééquilibrer
La tendance est particulièrement visible dans la grande région de Montréal.
Selon l’APCIQ, 2 853 ventes résidentielles ont été réalisées dans la RMR de Montréal en août 2026, soit 13 % de moins qu’un an auparavant.
En parallèle, le nombre de propriétés disponibles continue d’augmenter. On comptait 20 128 inscriptions actives dans la région métropolitaine, une hausse de 18 % sur un an.
Le marché montréalais se trouve donc dans une période d’ajustement. Cette évolution est particulièrement visible dans le segment des copropriétés, qui présente des conditions plus équilibrées entre acheteurs et vendeurs.
Cela ne signifie pas pour autant que toutes les propriétés ou tous les quartiers évoluent de la même manière. Une maison unifamiliale recherchée dans un secteur où l’offre demeure limitée peut encore connaître une dynamique très différente de celle d’un condo situé dans un secteur où l’inventaire est plus abondant.
Québec évolue différemment
Le marché de la région de Québec illustre justement l’importance des différences régionales.
En août 2026, 677 propriétés résidentielles ont été vendues dans la RMR de Québec, une hausse de 6 % par rapport à août 2025. Selon l’APCIQ, il s’agissait même du deuxième meilleur mois d’août des 25 dernières années.
Les copropriétés ont été particulièrement populaires, avec une augmentation de 32 % des ventes sur un an. Les ventes de maisons unifamiliales ont progressé de 1 %, tandis que celles des plex ont diminué de 17 %.
Le marché immobilier québécois ne peut donc pas être résumé par une seule tendance. La situation varie considérablement d’une région à l’autre et même d’un type de propriété à l’autre.
Des prix qui demeurent élevés
L’augmentation de l’offre et le ralentissement des transactions ne signifient pas nécessairement une baisse généralisée des prix.
Au deuxième trimestre de 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale au Québec atteignait 523 250 $, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. Le prix médian des copropriétés s’établissait à 405 000 $, une progression de 1 %, tandis que celui des plex atteignait 690 000 $, en hausse de 2 %.
Le marché semble donc davantage entrer dans une période de modération que dans une période de recul généralisé des valeurs.
Le marché locatif commence également à évoluer
Le secteur locatif mérite aussi d’être surveillé.
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit une augmentation des taux d’inoccupation dans les principaux marchés québécois en 2026, notamment grâce à l’arrivée de nouveaux logements locatifs.
Un nombre important d’appartements est actuellement en construction dans les grandes régions métropolitaines. La SCHL prévoit donc une croissance des loyers plus modérée à court et moyen terme que celle observée précédemment.
Cette évolution pourrait progressivement offrir davantage de choix aux locataires, bien que la situation demeure très différente selon les villes et les quartiers.
Qu’est-ce que cela signifie pour les acheteurs?
L’automne 2026 pourrait offrir un contexte plus favorable à la recherche d’une propriété qu’au cours des périodes caractérisées par une pénurie extrême d’inscriptions.
Avec davantage de propriétés sur le marché, les acheteurs peuvent prendre le temps de comparer les prix, les caractéristiques des propriétés et les différents secteurs.
Il reste néanmoins essentiel de considérer le coût total d’une acquisition : financement hypothécaire, taxes municipales et scolaires, frais de copropriété lorsqu’applicables, entretien et rénovations éventuelles.
Une propriété affichée à un prix intéressant n’est pas nécessairement une bonne occasion si les dépenses qui l’accompagnent sont importantes.
Et pour les vendeurs?
Pour les propriétaires qui envisagent de vendre, le changement de marché exige une stratégie adaptée.
Lorsque les acheteurs disposent de davantage d’options, le prix demandé, la qualité de la présentation, les photographies et les informations fournies dans l’annonce prennent encore plus d’importance.
Les propriétés correctement positionnées par rapport aux ventes comparables de leur secteur peuvent toujours susciter beaucoup d’intérêt. À l’inverse, un prix trop élevé peut entraîner une période de mise en marché plus longue.
Un marché de plus en plus local
La principale tendance à retenir pour l’automne 2026 est probablement celle-ci : il devient de moins en moins pertinent de parler du « marché québécois » comme s’il s’agissait d’un marché uniforme.
Montréal connaît actuellement un rééquilibrage et une augmentation importante de son inventaire. Québec affiche encore une activité particulièrement soutenue. D’autres régions connaissent leur propre dynamique selon l’offre disponible, la demande et le type de propriétés recherchées.
Pour un acheteur, un vendeur ou un investisseur, les statistiques provinciales constituent donc un bon point de départ, mais les données locales demeurent essentielles pour comprendre la véritable situation d’une propriété.
À surveiller cet automne
Au cours des prochains mois, trois éléments seront particulièrement importants : l’évolution du nombre de propriétés à vendre, la trajectoire des prix et les conditions de financement.
Si l’offre continue d’augmenter pendant que les ventes ralentissent, le marché pourrait poursuivre son rééquilibrage. Mais dans les secteurs où les propriétés recherchées demeurent rares, les vendeurs pourraient continuer de bénéficier de conditions avantageuses.
L’automne 2026 s’annonce donc comme une période de transition : un marché offrant progressivement plus de choix aux acheteurs, sans pour autant effacer les importantes hausses de valeur enregistrées au cours des dernières années.
Sources : Registre foncier du Québec, statistiques d’août 2026; Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), statistiques du deuxième trimestre et d’août 2026; Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Perspectives du marché de l’habitation 2026.
Vous recherchez une propriété?
Consultez les propriétés à vendre sur Vendre.ca et explorez les maisons, condos, multiplex et terrains disponibles partout au Québec.
Publicité